AUTOCONSTRUCTION D'UNE MAISON EN OSSATURE BOIS

AUTOCONSTRUCTION D'UNE MAISON EN OSSATURE BOIS

Autoconstruction abri de jardin ou Chalet en ossature bois

Nouveau !!! Plans pour l'autoconstruction d'abri de jardin

 

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Le bois livré est traité cl2. Les sections sont en 45*22-45*95-45*120. Le classement mécanique est en C18 pour le 45*120 et C24 pour le 45*95. Taux d'humidité entre 15 et 18%. Essence épicéa du nord.

 

La livraison :

 

 

 

 

 

L'abri de jardin de section 3.60*3.60 m repose sur une dalle en bois qui elle même repose sur des rehausses en béton de 30*30 cm . Les fouilles ont été creusées à la pioche pour atteindre le hors gel et font environs 70*70*70 cm. Les aciers sont de la récupération de la construction de la maison qui avaient servis à l'époque pour le chaînage des parpaings U. Des fers (une barre de 10) en diagonale (pas sur la photo) complètent le carré et servent d'assise pour la remontée type "patte d'éléphant". 

 

 

 

J'ai coulé les fondations avec un béton dosé à 350 kg. L'épaisseur (mini 20 cm) varie en fonction de la pente du terrain cela de façon à récupérer les niveaux. Il faisait très chaud, bien plus de 35°C à l'ombre. Donc avant de couler le béton la terre a été humidifiée et après coulage, j'ai recouvert les fondations avec de la bâche pour éviter que le béton ne sèche trop rapidement. J'ai arrosé à plusieurs reprises pour retarder la prise du béton.

 

 

 

 

 

Les rehausses sont posées. J'ai réglé les niveaux avec des petites cales en bois. Le plus délicat a été l'implantation aux cotes. Muriel m'a aidé sur ce coup, surtout pour la diagonale. Après plusieurs ajustement le carré est parfait.

 

 

Voilà, la maçonnerie est terminée et je commence à présent la construction de la dalle en bois. Le bois utilisé pour le cadre est du bois restant de la construction. Et après avoir passé plus de 2 ans stocké en extérieur sur palette bâchée, il n'a pas bougé d'un poil ! Pas un coup de voile, rien. Et pourtant, il s'est mangé en 2012 un hiver glacial et une bonne canicule. Le bois nordique c'est vraiment autre chose. A noter aussi que Tiro accorde une très grande importance dans la sélection de ses bois.

 

Le cadre de la dalle est réalisé avec des sections doublées en 45*195 et assemblées avec des pointes de 100 en quinconce tous les 25 cm environ. Mais avant l'assemblage, le bois a été traité comme pour la maison. Car le bois du kit est livré non traité. Pour information, on m'a fait observer à plusieurs reprises que cela n'était pas normal du fait que le traitement des bois de construction est une obligation si l'essence du bois n'est pas naturellement protégée comme le douglas purgé d'aubier par exemple (cl3). Cependant, il est possible de mettre en oeuvre des bois non traités. Par contre, il faut que le mode constructif permette des contrôles visuels et rende possible le changement d'éventuelles pièces de bois attaquées. Il y a sur le devant un porte-à-faux de 80 cm pour une petite terrasse qui vient en plus des 3.60 m. Pour le madrier de refend, j'ai mis en place un piquet pour poteau 90*90 de façon à contenir une éventuelle flèche.

 

 

Bien entendu, le bois ne touche pas le sol et est à environ 5 cm de celui-ci. Idéalement, mieux vaut utiliser un bois autoclavé pour cela cl4 s'il touche le sol et cl3 s'il ne le touche pas.

 

 

Des équerres de 160 viennent fixer la dalle aux éléments maçonnés. Assemblage réalisé avec tire-fonds de 8 + chevilles Fischer de 10 + pointes de 45. Il y a une coupure de capillarité entre le béton et le bois. (Fixation recommandée à la place des chevilles Fischer = goujons d'ancrage si béton plus de 21 jours ou si moins de 21 jours, tiges filetées et scellement chimique)

 

 

La jonction des angles de la dalle est réalisée avec des vis Spax de 140.

 

 

 

N'ayant pas réussi à trouver des sabots en 45 de large, j'ai opté pour l'assise des solives en 45*120 pour une muralière en 45*95. La muralière est fixée au cadre de la dalle avec des pointes de 125 tous les 25 cm environ. Pour la mise en place des solives, il faut de bons serre-joints car certaines solives commençaient à partir en vrille. Les solives sont maintenues au cadre avec des pointes de 100. Le récipient blanc contient un produit pour le traitement du bois. Après chaque coupe à la radiale, je trempe l'extrémité des bois avant leur mise en œuvre.

 

 

Les entretoises sont mises en place en quinconce. Elles sont de sections identiques aux solives et elles aussi sont fixées avec des pointes de 100. Pour savoir s'il est nécessaire de mettre des entretoises ou pas, on prend la largeur de la solive que l'on multiplie par 40. Le résultat indique l'entre-axe de/des entretoise(s). Si le résultat obtenu est inférieur à la portée libre entre les appuis, il n'est dans ce cas pas nécessaire de mettre des entretoises. A noter que la présence d'entretoises permet de lier les solives entre elles et donc d'obtenir une meilleure stabilité du plancher et une meilleure répartition de l'effort sous la charge.

 

 

 

 

Une sangle à cliquet vient en renfort pour rapprocher les différents éléments et ainsi bien rester dans les cotes de la dalle.

 

 

 

Voilà, le solivage est terminé. L'entre-axe des solives est de 40 cm ce qui permet par exemple l'utilisation d'un OSB3 16 mm de 91*200.

 

 

 

 

 


Nouveau !!! Plans pour l'autoconstruction d'abri de jardin

 

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Commence à présent la fabrication des murs. J'utilise la dalle comme plate-forme. Cependant, je n'ai pas osé mettre l'OSB car étant seul à construire l'abri de jardin, donc plus long à atteindre le hors eau, je craignais en cas de pluie que l'OSB3 mange trop et se déforme.

 

Je m'aide de 3 règles pour visualiser sur la dalle les pignons. Une fois cela fait, je trace au stylo le pignon sur la dalle. Je retire les règles et je visse sur la dalle des bouts de 45*95 qui me serviront de butée pour la lisse haute et basse et d'autres sur les deux cotés du pignon. Les entre-axes des solives me serviront eux de repères pour l'assemblage des montants. Je répète plus ou moins la même opération pour les murs de façades.

 

 

L'APN est resté dans la poche, désolé on passe directement à la mise en place du premier pignon. La levé se fait à la main, Muriel m'assiste pour garder le mur en équilibre le temps de prendre le matos pour la fixation provisoire.

 

 

Mise en place du 2ème pignon.

 

 

Après avoir bien vérifié le placement des pignons, je décide de les fixer définitivement sur la dalle en bois avant la fabrication des murs de façades. La fixation se fait avec 2 pointes de 125 mm entre chaque montant. Pour éviter que le pignon bouge avec les coups de marteau, j'utilise 3 serre-joints à pompe.

 

 

 

 

Mise en place de la façade coté Est.

 

 

Ayant pas mal de chutes, je n'allais pas me priver de mettre des entretoises. De plus, cela permet vraiment de récupérer des montants qui ont parfois tendance à se prendre pour une hélice d'avion.

 

 

Je trace avec l'équerre Stanley (bien pratique car elle fait 45 de large comme les montants) l'emplacement des montants sur la lisse haute et basse.

 

 

 

Ici on voit la fabrication du mur de façade coté Ouest et sa mise en place. Les angles des murs sont assemblés avec 12 vis Spax de 90.

 

 

 

 

 

Ensuite commence la fabrication de la charpente. J'ai fabriqué la panne faîtière avec deux sections en 45*220 qui me restaient de la construction de la maison. Bois toujours nickel. Les deux sections ont été assemblées à l'identique de celles de la dalle en bois, c'est-à-dire avec des pointes de 100 tous les 25 cm environ. Ensuite viennent les chevrons porteurs en 45*95 avec entre-axe de 40. Des entretoises viennent renforcer la fixation des chevrons sur la panne faîtière et la lisse haute des murs de façade.

 

 

 

 

 

Quelques photos en plus.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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C'est parti pour la pose du voile travaillant en OSB3 9 mm. Ici, le contreventement se fait en intérieur comme pour la maison. L'OSB est fixé avec des vis de 4*45 mm tous les 15 cm sur la couture du panneau et tous les 30 cm sur la partie intermédiaire.

 

 

 

 

J'attaque en même temps la pose du pare-pluie en asfaboard (toujours du surplus de la maison). En Suède semble-t-il ce matériaux sert à la fois de pare-pluie et de voile travaillant. En France cependant ce matériaux n'est pas conforme pour son utilisation en contreventement. On le fixe avec des pointes galvanisées à tête large tous les 10 cm sur la couture et 20 cm sur la partie intermédiaire.

 

 

 

 

 

Entre temps Muriel m'a aidé à poser l'écran de sous toiture.

 

 

 

Contrairement aux murs de la maison, il y a ce montant supplémentaire qui vient renforcer les angles et la fixation des murs entre eux. De plus, cette pièce est doublement indispensable lorsque le contreventement se fait à l'intérieur. En son absence, il est impossible de fixer le voile travaillant sur une partie des angles. Sauf avoir recours au système D, au bidouillage, j'en sais quelque chose malheureusement pour l'avoir vécu avec la maison :-( Un comble car les angles sont les éléments de l'ossature les plus sujets à la déformation sous la force du vent. Carton rouge pour Tiro ! Pour en savoir plus sur ce point, voir les pages de "Boisphile" dans le menu à gauche.

 

 

Fin de la pose du voile travaillant et pose du plancher en OSB3 16 mm.

 

 

Il est très important que les petites rives des dalles reposent sur l'entre-axe des solives. Autrement le plancher est moins stable et sa résistance à la charge plus faible. Pour cela il convient donc de bien dimensionner l'entre-axe des solives selon la dimension des dalles du plancher. Exemple comme pour ici, la dalle d'OSB fait 91*200, 200 cm étant un multiple de 40 l'entre-axe sera donc de 40 cm. En terme de charge, il convient aussi de calculer l'entre-axe selon la largeur de la solive (règle empirique). En appliquant un coefficient multiplicateur de 8 on obtient l'entre-axe maxi. Soit ici pour des solives de 45 l'entre-axe maxi est de 36 cm (pour un plancher de maison). Pour en savoir + => site de Boisphile dans le menu à gauche

 

 

 

 

 

 

A présent je m'attaque au bardage mais avant je finis les angles de l'asfaboard avec l’agrafage d'une bande de 10 cm d'écran sous-toiture.

 

 

 

Assemblage avec des pointes de 75 mm des tasseaux qui font l'angle avant la fixation.

 

 

 

 

 

 

Mais avant de fixer les tasseaux, j'ai bien pris soin de poser la grille anti-rongeur. Ici il s'agit d'une grille pour faire les angles en BA13. Juste la taille qu'il convient pour des tasseaux en 22*45 mm.

 

 

 

 

 


Nouveau !!! Plans pour l'autoconstruction d'abri de jardin

 

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Pose de la première lame de bardage qu'il convient de bien mettre de niveau.

 

 

Elle dépasse en gros de 1 cm la grille anti-rongeur (normalement, c'est 3 cm + une coupe à 45° pour la première lame).

 

 

Vue de la grille anti-rongeur du dessus et dessous. Elle fait correctement son boulot pour pas cher.

 

 

 

En plus de la cale martyre, il peut être utile de bricoler un levier pour les lames qui font le dos rond afin de les maintenir en place avec de clouer.

 

 

 

Il faut vérifier de temps en temps le niveau de façon à terminer à peu près sur la même hauteur en haut.

 

 

Je passe au pignon Nord. Je ferai plus tard la découpe de la dernière lame en haut en veillant bien à laisser un espace suffisant pour la ventilation de la lame d'air.

 

 

Je vérifie de temps en temps le niveau avec une règle alu.

 

 

 

 

Le pignon Nord est terminé, je m'attaque à la façade Est.

 

 

 

Pose de tasseaux en 45*45 mm sur le pignon Sud qui serviront de support au platelage du débord de toiture. Entre temps, la porte galva a aussi été posée.

 

 

 

 

C'est parti pour le bardage du pignon Sud.

 

 

 

Voilà, le bardage est terminé.

 

 

 

 

 

Toujours un espace pour la ventilation de la lame d'air (minimum 1 cm).

 

 

 

 

Planches de rive pignon nord

 

 

 

 

Planches de rive pignon sud

 

 


 Nouveau !!! Plans pour l'autoconstruction d'abri de jardin

 

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Et une bonne dose de joint PU au niveau de la porte dans l'attente de l'appui en alu.

 

 

Une photo de l'abri de jardin avec la couverture

 

 

Le bardage et les planches de rives ont reçu trois couches de peinture comme à l'identique de la maison. Ensuite, je me suis attaqué à la petite terrasse et l'escalier.

 

 

J'ai enfin posé les frontons et ça fini vraiment bien la couverture.

 

 

J'ai aussi creusé une tranchée et un puisard pour l'évacuation des pluviales. Les eaux de pluie serviront à alimenter en eau le saule pleureur.

 

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Tranchée creusée avec 38°C à l'ombre. La terre était dure comme du béton. Il m'a fallu deux jours pour creuser la tranchée. Je picolais quatre litres d'eau par jour !

 

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Les planches d'angle plus le pré-cadre de la porte sont posés et c'est Muriel qui s'est collée à la peinture cette fois-ci.

 

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Voilà les gouttières sont posées.

 

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J'ai peut être un peu forcé sur la pente...

 

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Dernière étape, une bavette en alu pour le bas de porte et c'est fini !

 


Vous êtes nombreux à lire cet article et je vous en remercie.

 

Certains d'entre vous n'osent pas se lancer dans l'autoconstruction de leur abri de jardin par manque de connaissance et de documentation (plans, guide de fabrication et guide de montage, liste des matériaux, chiffrage, etc...). Pour vous accompagner dans cette étape, j'ai décidé de créer un premier guide pour l'autoconstruction d'un abri de jardin. Découvrez le guide ! La conception est réalisée avec 90 % de produits en vente dans votre enseigne de bricolage Brico Dépôt. Ce qui permet de rendre très facile les approvisionnements et la lecture des prix des matériaux.  Les 10 % restants sont des produits de quincaillerie à acheter sur des sites web spécialisés dans la construction à ossature bois (je donne les adresses).  

 

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23/09/2012
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